Auteur : Jacques LE BRUN.
 
Tome 6 - Colonne 556
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Titre de l'article : GODET DES MARAIS (PAUL), évêque, 1648-1709.
Début de l'article :
— 1. Vie. — 2. Querelle du quiétisme. — 3. Directeur spirituel.
1. Vie.
— Paul Godet des Marais naquit en janvier 1648 au château de Talcy, près de Blois ; son père François 557 Godet, sieur des Marets et de Talcy, fut tué en 1652 à la bataille du faubourg Saint-Antoine ; par sa mère, Paul descend des La Mark et des Salviati ; « fort peu de chose pour la naissance », dit Saint-Simon (Mémoires, t. 18, p. 229), mais des alliances qui lui font honneur. Grâce au crédit de sa tante, Françoise Godet, devenue marquise de Piennes, Paul Godet obtient à quatorze ans l'abbaye d'Igny (diocèse de Reims), qu'avait possédée l'abbé de La Mark son oncle. Sa santé est précaire et on lui conseille de voyager : il se rend à Rome et en Italie. De retour, il entre au séminaire des Bons-Enfants, puis, attiré par la sainteté de L. Tronson, à Saint-Sulpice dans la « Petite communauté » créée vers 1672. Aux lazaristes et aux sulpiciens qui l'ont formé, il restera toujours fidèle. Le 7 novembre 1676, Tronson parle à Joseph Grandet (Correspondance, t. 1, p. 1-4) du jeune homme qui sort de licence et aurait soutenu des « extravagances » qu'un certain parti, jansénistes ou gallicans, lui a fort reprochées ; ce qui ne saurait empêcher Tronson de faire son éloge : « un esprit doux, très bien intentionné et qui est dans la bonne doctrine », un peu timoré cependant (p. 36). Godet prend le bonnet de docteur le 31 août 1677, s'adonne à la prédication, s'occupe de plusieurs maisons, du collège des Trente-Trois dont il fut supérieur et où il connut l'abbé François Gobelin, du collège des Lombards où sa direction des prêtres irlandais eut grand succès ; il dirige aussi des dames. P.-R. Le Prévôt, chanoine chartrain, pense à juste titre qu'en ces temps Godet connut Fénelon qui quitta la Petite communauté en 1675, mais resta en étroits rapports avec Tronson. De plus, à partir de 1680, Fénelon dirige la famille de Colbert, avec laquelle est très liée la marquise de Piennes, et que dirige aussi Tronson (t. 3, p. 367 svv) ; si bien qu'en 1685 Godet songe à accompagner Fénelon à la mission de Saintes (ibidem, t. 1, p. 30). Par l'intermédiaire...

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