Auteur : Irénée NOYE.
 
Tome 7 - Colonne 585
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Titre de l'article : HOGAN (JEAN-BAPTISTE), sulpicien, 1829-1901.
Début de l'article :
— John Baptist Hogan naquit en Irlande, à Bodyke (diocèse de Killaloe), le 24 juin 1829. Un de ses oncles, curé dans le diocèse de Périgueux (France), se chargea de son éducation et le fit entrer, à quatorze ans, au petit, puis au grand séminaire de Bordeaux. Ayant rapidement terminé le cycle ordinaire des études ecclésiastiques, Hogan les compléta par deux années de théologie au séminaire Saint-Sulpice de Paris, puis passa l'année 1851-1852 au noviciat de la compagnie de Saint-Sulpice ; il reçut l'ordination sacerdotale le 5 juin 1852. On lui confia aussitôt l'enseignement de la théologie dogmatique en ce séminaire, puis à partir de 1863 jusqu'en 1884 celui de la théologie morale, auquel s'ajouta pendant treize ans celui de la liturgie. Tout à sa tâche de professeur et de directeur spirituel, il ne publia rien pendant ces trente années d'enseignement, mais il exerça une profonde influence sur le clergé tant français que britannique et américain qui venait se former à Paris. En spiritualité, il tempérait l'austérité de l'école française par des accents ou des formes de piété plus adaptés à la sensibilité de son époque : « M. Olier était complété par le P. Faber » (P. Battifol). Il fut en relation avec nombre de personnages influents du catholicisme en France (Mgr Dupanloup, Mgr d'Hulst, l'abbé A. de Broglie, Albert de Mun, Léon Ollé-Laprune) et en Angleterre (F. W. Faber, W. Lockhard, N. P. Wiseman, H. E. Manning, J. H. Newman). Pendant la Commune de Paris (avril-mai 1871), emprisonné à plusieurs reprises et libéré grâce à sa nationalité britannique, il s'était dévoué auprès des séminaristes et prêtres incarcérés. En 1884, il fut chargé de diriger la fondation du séminaire de Boston, aux États-Unis, où il assura aussi une partie de l'enseignement. En 1889, il fut nommé supérieur du séminaire qui se fondait auprès de l'université catholique de Washington ; en 1894, il revint au supériorat de Boston. Malade en janvier 1901, il vint se reposer en Europe et, au retour d'un bref voyage en Irlande, il mourut à Paris le 30 septembre 1901. Très clairvoyant devant les exigences de la pensée contemporaine, il avait exposé ses vues sur la formation intellectuelle des clercs dans une série d'articles publiés dans American Ecclesiastical Review,...

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