Auteur : André RAYEZ et Marie-Martin GROSSEL.
 
Tome 9 - Colonne 167
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Titre de l'article : LA MOTTE (Louis D’ORLÉANS DE), évêque, 1683-1774.
Début de l'article :
— 1. Vie. — 2. Personnalité spirituelle.
1. VIE.
— Louis-François-Gabriel d'Orléans de La Motte, d'une ancienne famille italienne de Vicence, les Aureliani (francisés en « Orléans »), naquit le 13 janvier 1683 à Carpentras, cadet de quatre frères et de trois soeurs. Très jeune, il est confié aux jésuites du collège de Carpentras et tonsuré à neuf ans. Il commence l'étude de la théologie chez les jésuites d'Avignon, la continue au séminaire de Viviers, sous la direction du sulpicien Pierre de Sabatier, nommé à l'évêché d'Amiens en 1706. Le séminariste refuse de suivre son professeur comme grand vicaire, mais il devient théologal du chapitre de Carpentras à la fin de 1707 ; il est ordonné prêtre dans le courant de 1708. A ses devoirs de chanoine, il joint l'exercice assidu de la prédication et il travaille en collaboration avec les missionnaires de Sainte-Garde, dirigés, à Avignon, par L.-D. Bertet. Tenté par la vie contemplative, il demande, en 1715, son admission chez les cisterciens de Sept-Fonts, mais en vain. Il est nommé vicaire général d'Arles en février 1727. En qualité de théologien, il prend une part active au concile d'Embrun (août-septembre 1727), qui dépose l'oratorien Jean Soanen, évêque de Senez, lequel avait appelé de la bulle Unigenitus à un concile général (cf DTC, art. Soanen, t. 14, 1941, col. 2263-2272). En juin 1729, il devient administrateur du diocèse de Senez ; il y combat le jansénisme dans le clergé et les communautés religieuses, en particulier à la Visitation de Castellane, où il « rétablit la foi », dit son épitaphe, et la confiance. Le 25 août 1733, il est nommé évêque d'Amiens, diocèse où le jansénisme est répandu dans le clergé, les communautés et les fidèles. La Motte manifeste, sans faiblir, un zèle extraordinaire. Défenseur des droits de l'Église et de son indépendance en matière religieuse, il tient tête au parlement, qui censure plusieurs de ses mandements et décisions pastorales. Il mène la lutte contre le jansénisme aux côtés de Christophe de Beaumont, archevêque de Paris ; ensemble, ils soutiennent la compagnie de Jésus attaquée, puis abattue. On connaît aussi les interventions de l'évêque en faveur du chevalier de la Barre, en...

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