Auteur : François ROULEAU.
 
Tome 8 - Colonne 447
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Titre de l'article : JEAN DE CRONSTADT, prêtre, 1829-1908.
Début de l'article :
— Né le 19 octobre 1829, fils d'un marguillier de la province d'Arkhangelsk, Ivan Ilitch Sergiev suit les étapes classiques de la formation d'un prêtre de l'Église orthodoxe russe à l'académie théologique de Saint-Pétersbourg ; il n'est pas un élève particulièrement brillant. En décembre 1855, il est envoyé à Cronstadt et y restera toute sa vie. Dans ses dernières années, devenu 448 archiprêtre de la cathédrale Saint-André, sa réputation de saint et de thaumaturge en fait un personnage quasi officiel ; il sera appelé en 1894 en Crimée pour assister le tsar Alexandre III dans ses derniers moments. Il mourut à Cronstadt le 20 décembre 1908 ; il a été canonisé le 1er novembre 1964 par l'Église orthodoxe russe à l'étranger (Église synodale hors frontière). Jean de Cronstadt est un homme aux goûts simples, aux idées assez conformistes ; en politique, il est conservateur : le lien entre le trône et l'autel est pour lui sacré ; il sera en difficulté avec les éléments libéraux et progressistes après la révolution de 1905. Sa vie spirituelle est très classique ; elle se développe selon une ligne régulière, sans crises ni bouleversements. Jean nous la révèle dans son Journal spirituel surtout, et aussi dans ses sermons édités. Le Journal est un recueil de textes assez courts sur divers sujets spirituels (vg Dieu, la création, la prière, la liturgie, la pénitence, les tentations, la communion des saints, la vie éternelle). On n'y trouve aucune allusion à des expériences mystiques, ni à une doctrine spirituelle structurée (rien sur l'hésychasme, par exemple). Ce qui fait l'unité du livre, c'est l'intense foi en l'Écriture, en la Révélation, qui provoque Jean de Cronstadt à vivre le mystère chrétien dans sa perfection, mais dans la vie ordinaire de l'Église, dans les activités pastorales, charitables et liturgiques courantes. Il est l'homme de la prière ; il a foi dans son efficacité ; elle est pour lui la manifestation de la foi en Dieu. Sa prière n'a rien d'exceptionnel, elle est une entrée en présence de Dieu pour demander le pardon et la paix des coeurs, pour intercéder ; elle naît comme spontanément de la claire vision de l'infirmité radicale, quotidienne, de l'homme...

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