Auteur : Paul BAILLY.
 
Tome 4 - Colonne 1080
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Titre de l'article : ESCOBAR Y MENDOZA (ANTOINE DE), jésuite, 1589-1669.
Début de l'article :
— Descendant d'une famille des plus illustres de l'ancien royaume de Léon, Antoine de Escobar y Mendoza, né à Valladolid en 1589, entra dans la compagnie de Jésus le 16 mars 1605. Après son ordination sacerdotale, il se livre totalement au ministère apostolique : prédication pendant un demi-siècle à Valladolid, où il est quelque temps recteur du collège Saint-Ignace à Burgos et au collège royal de Salamanque, visite des hôpitaux et des prisons, direction de congrégations mariales et de beaucoup d'âmes, notamment de prêtres. Une rare puissance de travail permet à ce docteur en théologie de Salamanque de composer des livres (il en donne la liste, y compris ceux qui sont restés manuscrits, en tête de son Vetus ac Novum Testamentum), dont le nombre, l'ampleur et la valeur suscitent l'admiration de ses contemporains. Il meurt à Valladolid le 4 juillet 1669. Ce n'est pas le lieu de s'attarder à ses ouvrages de théologie morale souvent réédités : on ne sait que trop comment, dans les Provinciales, l'ironie de Pascal s'est autorisée de faiblesses de détail, voire de prises de position bizarres dont certaines seront plus tard réprouvées par le Saint-Siège, pour jeter un discrédit injuste, 1081 sinon calomnieux, sur les intentions d'un religieux savant et fervent. Ces attaques contribuèrent à faire oublier la partie la plus considérable et sans doute la plus attachante de l'oeuvre d'Escobar, les vingt-quatre volumes, la plupart in-folio, qui contiennent la substance de sa prédication. 1. In caput sextum Joannis (Valladolid, 1624), traité doctrinal et ascétique sur l'eucharistie : ce qu'elle est, ce qu'elle apporte à l'âme, les dispositions qu'elle requiert pour être reçue avec fruit. « Alors que l'abondance, j'allais dire la profusion, de pain eucharistique est si grande, j'ai vu plus d'une fois non plus des enfants mais des hommes d'âge mûr réclamer du pain et celui qui le distribuait ne pas le leur donner facilement. Si moi-même, étant enfant, j'ai demandé importune ce pain aux prêtres, c'était pour qu'abonde non seulement pour moi, mais aussi pour les autres affamés, une nourriture très sainte ». Aussi se met-on en contradiction avec la pensée...

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