Auteur : M. OLPHE-GALLIARD.
 
Tome 1 - Colonne 1284
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Titre de l'article : BASTIDE (CLAUDE).
Début de l'article :

— Né à Saint-Benoît (Berry) en 1603, le P. Bastide était entré dans la Compagnie de Jésus (Province d'Aquitaine) en 1619. Il fut professeur, prédicateur, exorciste des Ursulines de Loudun, recteur des collèges de Saintes et de Poitiers. Il a composé deux traités restés inédits : l'un sur le Parfait abandon au bon plaisir de Dieu, l'autre sur l'Immaculée-Conception. Sa réputation tient surtout à son amitié avec le P. Surin et à la controverse qui les divisa un moment (1653-1660) sur la conduite à tenir relativement aux faveurs sensibles de la grâce : visions, révélations, sentiments. Le P. Bastide alors directeur du P. Surin lui prescrivait de s'en détourner positivement. Il jugeait que les désirer et les rechercher, c'était s'exposer à de dangereuses illusions. La doctrine de saint Jean de la Croix (Montée du Carmel, I, II, ch. 11, sq.) lui paraissait exiger plus que le simple détachement de coeur à leur sujet. Le P. Bastide fut dénoncé par le P. Champeils, ainsi que Surin et plusieurs autres Pères de la Province d'Aquitaine, en raison de certaines tendances mystiques. Sa correspondance avec Jeanne des Anges (publiée également avec les lettres du P. Jean-Joseph Surin, t. II) nous le montre plus crédule que celui-ci en la parole du « Saint Ange » qui apparaissait régulièrement à la Prieure de Loudun. Le P. Bastide est de ceux qui ont soutenu le plus énergiquement l'origine diabolique des états étranges du P. Surin et le traitement qu'il préconisa « contribua très efficacement » à sa guérison. Le P. Bastide mourut à Bordeaux, le 17 décembre 1676.

Sommervogel, Bibliothèque, I, 1006. — L. Michel et F. Cavallera, Lettres spirituelles du P. Jean-Joseph Surin, Toulouse, t. I (1926), app. II, p. 298 sq. : Mémoire du P. Champeils (1639), t. II (1928), app. III, p. 437 ; notice, ibid., p. 446 ; cf. l'autobiographie du P. Surin, ibid., p. 129 sq. — F. Cavallera, Une controverse sur les grâces mystiques, RAM., 1928, p. 163-196.

M. OLPHE-GALLIARD.

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