Auteur : PLACIDE DE BORGERHOUT.
 
Tome 5 - Colonne 1125
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Titre de l'article : FRANÇOISE DE SAINT-OMER, fondatrice des capucines de Flandre, 1581-1642.
Début de l'article :
— Françoise Taffin naquit à Saint-Omer le 4 janvier 1581 de Pierre Taffin, seigneur du Hocquet, et de Marguerite Pépin, issus tous deux d'ancienne noblesse. Mariée à l'âge de 16 ans à Alexandre Maes, conseiller-pensionnaire de la ville et châtellenie de Bourbourg, elle eut de cette alliance deux filles, qui allaient suivre de près leur mère sur la voie de la perfection par une même vocation. Car, tout en s'adonnant aux soins domestiques, celle-ci pratiquait une vie d'oraison prolongée et de mortification continue, alimentée par la communion quotidienne qui lui fut permise en raison de sa ferveur exceptionnelle. Bientôt cette dévotion s'anima à la spiritualité franciscaine, non seulement par des lectures comme celle de l'Aiguillon de l'amour divin de saint Bonaventure, mais aussi par ses relations avec les capucins, qui par leur exemple et leur doctrine exerçaient alors sur la vie ascétique et mystique une emprise qui s'étendait bien au-delà de leurs couvents. C'est vers 1611-1612 qu'elle fit la connaissance d'Augustin de Béthune. Pendant plus de trente ans elle lui confia ses intérêts spirituels et ceux de l'oeuvre pour laquelle Dieu l'avait prédestinée. En effet, devenue veuve le 25 janvier 1614, elle s'empressa avec l'assentiment de l'autorité diocésaine de réaliser le rêve de mener, selon l'appel qu'elle crut avoir reçu du ciel, la vie monastique à l'exemple de la réforme des capucins (voir infra, col. 1381-1388). Le 4 octobre 1614, elle convertit sa maison de Bourbourg en un couvent du tiers-ordre régulier de saint François, adoptant le genre de vie et les exercices de piété en vigueur chez ces religieux. En 1627, fut imprimée à Saint-Omer la première édition des Constitutions régulières des soeurs de la pénitence du Tiers-Ordre réformé… dictes vulgairement capucines. A cause de la réputation de sainteté dont la fondatrice jouissait déjà dans le monde, un grand nombre de jeunes personnes se présentèrent pour partager sa vie comme avaient fait ses filles, nommées depuis Agnès et Ignace de Bourbourg. Après ce premier établissement, d'autres maisons devaient bientôt être ouvertes : Bergues, Saint-Omer, Aire, Liège, Lille, Courtrai, 1126 Douai et Saint-Trond ; furent aussi agrégées à la nouvelle...

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