Auteur : Joseph DUHR.
 
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Titre de l'article : ANGES.
Début de l'article :
— Nous ne nous occupons ici que des bons anges (voir pour les mauvais anges l'article DÉMONS). La théologie dogmatique prouve leur existence, établit leur création, nous instruit sur leur nature, spécule sur leurs hiérarchies, et essaie de comprendre leur félicité. Nous supposons les données qu'elle nous fournit. Ce qui intéresse directement la spiritualité, c'est de savoir quelle place les anges tiennent dans notre vie et quel rôle ils exercent à notre égard, quel culte leur a été rendu au cours des siècles et quels hommages nous leurs devons. I. Le rôle des anges ; II. La dévotion aux anges : telle est la division de notre étude.
I. — LES ROLES DES ANGES.
Parmi les noms que l'Ecriture donne aux esprits célestes (L. Hackspill, L'Angélologie juive à l'époque néo-testamentaire dans R. Bibl., 1902 (XI), p. 528-30), le plus usuel est celui de « messager » (Mal'ak, en hébreu, ἄγγελoς, en grec, angelus en latin) (J. Touzard, Ange de Iahweh, dans DB. Suppl. fasc. I-II, Paris, 1926, col. 242-3 ; G. Kittel, « ἄγγελoς » dans Theologisches Wörterbuch zum neuen Test., Stuttgart, 1932, fasc. II, p. 79-89 ; F. Zorell, Lexicon Graecum novi Testamenti, 2e éd. Paris, 1931, au mot « ἄγγελoς »). Ce mot, qui, dans le grec classique, s'applique à tout messager (G. Kittel, l. c., p. 72) est réservé presque exclusivement aux « messagers de Dieu », dans le Nouveau Testament. On n'y relève que trois exceptions (Jac., 2, 25 ; Lc., 7, 24 ; 9, 52). La tradition chrétienne a adopté cette appellation, la meilleure de toutes, au dire de saint Augustin (In Ps. 135, n. 3 ; PL., 37, 1757), et qui distingue heureusement les bons anges des mauvais (De Civ. Dei, 9, 23, 3. PL., 41, 276). C'est le rôle qu'ils jouent, et non leur nature, qui leur a valu ce nom (… propter officium et non propter naturam… Orig., In Joan., t. II, 17. PG., 14, 154 A ; In Libr. Jesu Nave, Hom. 23, 3. PG., 12, 938 A, B ; Saint August., Genes, ad litter., 5, 19. PL., 34, 334). Ne sont-ils pas en effet avant tout, les ministres de Dieu (… ministri Dei Summi… Orig.,

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