Auteur : Karel PORTEMAN.
 
Tome 10 - Colonne 295
Acheter l'article complet
5 €
Titre de l'article : MARCELLIEN DE BRUGES, capucin, † 1637.
Début de l'article :
— Jean Pardo, en religion Marcellien de Bruges, naquit à Bruges vers 1580. D'origine espagnole, il fut un des personnages importants de la jeune et florissante province flamande de l'ordre des capucins. Comme maître des novices (1614-1616), il contribua à la formation de quelques auteurs mystiques reconnus comme Jean-Évangéliste de Bois-le-Duc (DS, t. 8, col. 827-831), surnommé le Jean de la Croix des capucins, et le poète Luc de Malines (DS, t. 9, col. 1122-1124). En 1633 et de 1634 à 1636, il fut vicaire provincial de la mission de Hollande, pays où il semble avoir eu une grande renommée comme orateur ; il mourut à Bois-le-Duc en odeur de sainteté le 29 novembre 1637. Bien qu'elle soit peu volumineuse et qu'elle ne fut jamais imprimée, l'oeuvre de Marcellien a marqué indéniablement l'épanouissement de la vie de la littérature mystique dans les Pays-Bas catholiques au début du 17e siècle. Elle témoigne d'un intérêt frappant pour les auteurs de l'école carmélitaine espagnole et cela en pleine renaissance de la mystique rhénoflamande. Le petit traité Dit is een geestelijc pepelken (« Ceci est un petit cocon spirituel »), à proprement parler une lettre spirituelle, se présente comme un développement savoureux de l'image de la mariposa espiritual de Thérèse d'Avila (Moradas, liv. 5, ch. 2 et 3) (Bruxelles, Bibliothèque Royale, ms 4920-21, copie de 1628). Vers 1621-1623 Marcellien composa une anthologie de la Noche oscura et de la Subida de saint Jean de la Croix (Bruxelles, Bibliothèque Royale ms III, 1349 ; Amsterdam, Theologische Hogeschool, ms 92 F 24). Ce fut la première traduction du mystique espagnol en langue néerlandaise. Bien qu'elle prétende se baser sur le texte de l'édition d'Alcala de 1618, elle a été fortement influencée par la traduction française de René Gaultier (1621). Le traducteur déclare qu'il a entrepris son travail pour aider ceux qui veulent vivre selon la Règle de perfection de Benoît de Canfeld (DS, t. 5, col. 1370-1372). L'apport de l'espagnol n'est considéré que comme un complément intéressant de la doctrine canfeldienne. Cette tendance à l'assimilation de la spiritualité sanjuaniste à la mystique capucine et rhéno-flamande se manifestera...

[...]



Cet extrait est constitué d'environ 1 page et l'article complet contient 2 pages.