Auteur : Raymond DARRICAU.
 
Tome 10 - Colonne 1067
Acheter l'article complet
5 €
Titre de l'article : MÉSENGUY (MESSENGUY ; FRANÇOIS-PHILIPPE), acolythe, 1677-1763.
Début de l'article :
— Né à Beauvais le 22 août 1677, fils d'un ouvrier, François-Philippe Mésenguy parvint à faire d'excellentes études au collège de sa ville natale ; il les termina à Paris, au séminaire des Trente-trois. Il ne voulut pas dépasser l'acolythat, conformément à nombre d'ecclésiastiques appelants (cf E. Préclin, Les jansénistes, cité infra, p. 304-305), et revint à Beauvais. De 1700 à 1707, il est régent au collège de sa première formation. Sur l'invitation de Charles Rollin et de Charles Coffin, il va enseigner au collège parisien de Dormans-Beauvais. Coffin qui, en 1712, a succédé à Rollin comme principal le prend comme coadjuteur. 1068 Comme ses deux confrères, Mésenguy n'accepta pas la bulle Unigenitus et sa position d'appelant lui valut une situation difficile. En 1728, il dut quitter le collège ; il s'installa dans la paroisse de Saint-Étienne-du-Mont, qui était très engagée dans le mouvement quesnelliste sous l'influence de son curé L. Blondel. On confia à Mésenguy les conférences aux jeunes filles et aux dames, ce qu'il fit « avec un tel succès qu'on venait de plusieurs paroisses pour l'entendre » (Bibl. de l'Arsenal, ms 6048, f. 46 svv). La nomination en mars 1744 de M. Bouettin comme curé, avec mission de mettre un terme aux luttes doctrinales dans la paroisse, l'obligea à partir. Il se retira alors à Saint-Germain-en-Laye, où il mourut le 19 février 1763, après avoir consacré les vingt dernières années de sa vie à la révision de ses ouvrages et à la défense des principes théologiques auxquels il était attaché. Mésenguy a composé de nombreux ouvrages dans lesquels les idées jansénistes occupent une large place ; aucun n'est à proprement parler un ouvrage de doctrine spirituelle. Mésenguy est essentiellement un éducateur chrétien. Après une biographie (Idée de la vie et de l'esprit de… Nicolas Choart de Buzanval, évêque… de Beauvais.., Paris, 1717 ; cf Mémoires de Trévoux, décembre 1717, p. 2020-2034), Mésenguy voit sa réputation définitivement fondée par un travail réalisé sur les conseils de Rollin : Abrégé de l'histoire et de la morale de l'Ancien Testament (Paris, 1727 ; éditions multiples jusqu'en 1847). En même...

[...]



Cet extrait est constitué d'environ 1 page et l'article complet contient 4 pages.